Lille MétropoleMusée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut - LaM
Notre visite nous a permis de découvrir
une artiste de l'art brut
Du 14/02/15 Au 10/05/15
Aloïse Corbaz en constellation
- Exposition temporaire
Aloïse Corbaz est l’une des figures emblématiques de l’art brut. Elle est l’auteure d’œuvres reconnaissables entre toutes, colorées, luxuriantes, peuplées de figures historiques, de couples amoureux, de personnages d’opéra, de symboles pacifistes et religieux…
La plus monumentale d’entre elles, le Cloisonné de théâtre, rouleau de papier de 14 mètres de long, déposé au LaM depuis 2003 par le collectionneur Jean-David - Mermod, est présentée de façon permanente dans les salles du musée depuis 2010.
C’est autour de cette œuvre remarquable et de sa créatrice que l’exposition Aloïse Corbaz en constellation se déploie, rassemblant près de 250 œuvres et documents.
ALOÏSE CORBAZ : UNE VIE DE CRÉATION
Aloïse Corbaz est née en 1886 à Lausanne, en Suisse.
Issue d’un milieu simple, elle poursuit ses études jusqu’au baccalauréat, apprend la musique, puis, en 1911, suite à une déception amoureuse, s’expatrie en Allemagne, à Postdam, pour travailler en qualité de gouvernante d’enfants chez le chapelain de l’empereur Guillaume II. En 1914, à la déclaration de guerre, elle retourne à Lausanne et commence à manifester des troubles du comportement qui décident sa famille à l’interner en 1918 à l’hôpital de Cery.
En 1920, elle est transférée à l’asile de la Rosière à Gimel, où elle restera jusqu’à la fin de ses jours. C’est lors de son internement qu’elle se met à écrire, puis à dessiner, d’abord sur des petits formats et des papiers récupérés.
À partir de la fin des années 1920, ses œuvres seront conservées par des soignants.
Jusqu’à sa mort en 1964, Aloïse ne cessera de dessiner, créant un univers aux lois et aux codes singuliers.
« Sachez que rien de ce que vous voyez n’est en accord avec ce que je suis. Sachez que rien de ce que vous ressentez n’est juste, sachez que rien de ce que vous pensez n’est la vérité. Sachez que vous ne pouvez faire confiance à aucun de mes traits, aucune de mes expressions. Vous ne pouvez avoir confiance qu’en vous-mêmes. La trahison est une chose simple, dans le fond.
Il suffit de vous amener à avoir confiance en moi.
Notez : je m’appelle Nina Myers. »
Laurent Herrou, Nina Myers
A l'occasion de l'exposition Dédoublements de Magda Moraczewska à la galerie L11 (Paris 18e), je donnerai une lecture du texte Nina Myers (publié dans la revue Pylône #3) le vendredi 26 septembre à partir de 19h.
Un livre, TRAIT(RE)S, combinaison de 7 gravures de l'artiste et des mots de l'auteur, sera édité en tirage limité et numéroté (eau forte, pointe sèche et monotype sur Hahnemuhle 300g - format 30x30).
Laurent est publié par la maison Jacques Flament Éditions
On y retrouve son dernier titre :
La Part Généreuse
RÉSUMÉ Tu prends souvent des photos en pensant à l’autre, ce n’est pas un geste que tu fais pour toi. C’est un geste généreux, peut-être, est-ce la part généreuse de ton art quand l’écriture elle, ne l’est pas. Tu te plies aux caprices des gestes artistiques, tu les acceptes – et les changements d’humeur qui les accompagnent. Tu es un artiste. Ta présence à Montréal pour ce festival en est la preuve. (…)
VICE DE FORME - texte écrit, lu et interprété par Laurent Herrou
Filmé le 14 juin 2014 (lecture public) dans le cadre de l'exposition collective LE MOUVEMENT - du 12 au 22 juin 2014 - Atelier Corinne Glass - 27 rue Saint Georges - 75009 Paris
Je bing et je bang, j’explose d’andropause et de myalgie mon corps crie mon âme se frappe contre elle-même mon corps est trop grand ,mon moi trop lourd toute cette expérience n’a pas suffit à apprendre à traverser les méandres de la vie à sortir de l’ennuie à vivre un semblant de bonheur pour pouvoir dire bonjour ça va bien bing bang, je cherche une sortie, une avenue ,une rue sans auto Bing bang ,le cerveau va exploser, bing bang il fallait intégrer ce corps ,cette famille ce néo bonheur bing bang l’univers s’est trompé, le r-v ne s’est pas bien passé bing bang l’esprit rugie de création bing bang le soi ne s’impose pas , le moi est chancelant bing bang la panique, l’angoisse, la peine bing bang j’aurais bien voulu ,j’y ai pensé et j’ai raté drôle d’aventure que cette vie nouvelle, que ce recommencement ,que cette roue qui tourne sans arrêt drôle d’aventure pour un égo absent ou inimaginablement trop grand drôle de choix pour faire différent bing bang l’incertitude bing bang la solitude bing bang la peur et la lourdeur drôle de nuit quand c’est l’insomnie qui gagne drôle de nuit quand le cauchemar loupe sur lui-même drôle de vie à attendre ce qu’on devrait créer drôle de monde quand on manque d’ami drôle d’amis quand ils sont tous morts ou partis drôle de clan qui tombe dans le néant bing bang l’échec bing bang la mort bing bang l’abandon bing bang le goût de rien bing bang dormir dormir pour cesser de souffrir drôle de vie, drôle de solution drôle d’écrit , drôle d’aberration drôle de mots qui se suivent pour créer la parole drôle de public qui rit quand c’est triste drôle de rendez-vous manqué drôle de réflexion drôle de guerre sans ennemi drôle de monde heureux drôle de vouloir leur ressembler drôle de pas avoir voulu tant que ça bing bang ça recommence bing bang la fuite bing bang manger pour combler bing bang tous les trous pas comblés bing bang la suite et la fin bing band demain chaque matin Bing bang l’image et la réalité